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CHANEL défilé haute couture printemps/été 2013

25 January 2013

CHANEL défilé haute couture printemps/été 2013

C’est au son de chants et de pépiements d’oiseaux d’une forêt empreinte de sérénité, que CHANEL a accueilli ses invités pour présenter sa collection Haute Couture Printemps-Eté 2013. Au détour d’un chemin se dresse un amphithéâtre, décor de bois brut magistral, surgissant d’une nature qui semble avoir repris ses droits. Dans une végétation luxuriante, des créatures gracieuses, tour à tour femmes fleurs romantiques ou vénéneuses, déambulent comme un souffle d’air sur un sol de sable blanc. Le visage est à demi caché par des grappes de feuilles et plumes de mousseline, et les jambes habillées de cuissardes de dentelle.

Les robes et les tailleurs légèrement évasés, à peine appuyés sur une taille rehaussée, défilent avec nonchalance. Dans des tweeds poids plume tissés de rubans, de dentelles, de tulle et d’organza, leur encolure dégagée encadre les épaules. Une ligne graphique tout en fluidité, comme un fil conducteur du défilé, renforcée par un habile jeu de trompe-l’œil sur les décolletés pailletés, brodés de cristaux éclairant les visages.

Aux côtés des noirs et marine mats, le blanc, le beige, l’or, le rose poudré, infusent leur douce lumière dans les tweeds, les mousselines, les organza et tulles aériens, tandis que le noir brillant, le rose et le vert vifs appliquent leurs pigments intenses sur des robes entièrement brodés de paillettes et sequins, esquissant de grands tableaux fleuris, et donnant l’illusion d’un imprimé.

Dans cette nature fragile, des princesses des bois passent vêtues de petites robes cocktail en organza iridescent structuré de plis plats, fourreaux en cascades de volants smockés à la main, les épaules toujours encadrées, de capes ou cols descendus. Le jeu des matières impressionne : robes de néoprène blanc voilées d’une guipure noire, fourreaux entièrement en dentelle de Calais blanche, noire, beige ou or, légèrement translucide, robes, boléros et pantalons de satin de soie blanc rebrodés de dentelle noire.

Puis les femmes fleurs, hyper modernes, se transforment : plus sombres, leurs robes en tulle et mousseline peints à la main affichent des volumes boules semblables à des corolles renversées, les fourreaux explosent de bouquets multicolores rebrodés. Les robes courtes à longue traîne de volants sont parées de feuilles, pétales et plumes de mousseline rose ou céladon, découpés un à un. Beautés toujours plus vénéneuses, l’œil charbon, d’autres s’avancent encore dans des fourreaux d’un noir liquide, entièrement pailleté et «imprimé brodé» de fleurs, marguerites, anémones, renoncules… Leur souplesse nerveuse n’entrave jamais la démarche.
Enfin deux mariées accompagnées d’un petit garçon sortent dans leurs robes et capes de tulle, mousseline et plumes vaporeuses, apparitions diaphanes qui amplifient encore la beauté irréelle de cette nature, sublimée par Karl Lagerfeld.

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