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Pourquoi James Dean est-il un mythe?

8 December 2014

Pourquoi James Dean est-il un mythe?

La simple évocation de son nom provoque des émois aussi bien chez la gente féminine que masculine. Peut-être parce que son sex-appeal pour les unes et son “lifestyle” pour les uns sont intemporels. Mais sa légende ne se résume pas à ça. Pour être un mythe qui se respecte, la voie royale est la mort spectaculaire. Et dans ce cas précis, Jimmy n’a pas fait les choses a moitié. En plus de se tuer en voiture, il s’est permis de le faire à 24 ans avec seulement trois longs métrages derrière lui. E-TV a décidé de vous éclairer sur cette icône et de vous démontrer que James est vraiment “Dean-gne” de sa légende.

1) Sa jeunesse

James Byron Dean est né à Marion, Indiana, le 8 février 1931, de Winton et Mildred Dean. Son passe-temps favori consiste à improviser des pièces de théâtre avec sa mère à l’aide de figurines et d’une scène miniature. Sa mère meurt de cancer alors qu’il n’a que neuf ans. Ces quelques faits marqueront sa vie de façon permanente et unique. James Dean confia plus tard à Elizabeth Taylor qu’il fut violé à l’âge de 11 ans par son pasteur. Cette révélation fut rapportée par une interview réalisée en 1994 par Kevin Sessums.

Incapable d’élever son fils, Winton Dean l’envoya dans l’Indiana à Fairmount, pour vivre chez son oncle et sa tante, Marcus et Ortense Winslow. Il reçut une éducation “quaker” (Membre d’une église protestante fondée au 17ème siècle en Angleterre, qui se répandit surtout en Hollande et aux États-Unis, prêchant en particulier le pacifisme, la philanthropie et une très grande austérité de mœurs). Au lycée, il s’initia au théâtre et pratiqua le basket-ball. Sa taille de 1,73m ne l’empêcha pas d’être un très bon joueur mais sa myopie l’empêcha de se révéler complètement dans ce sport. Après avoir obtenu son diplôme en 1949, à l’âge de 18 ans, il quitta Fairmount pour Los Angeles, où il rejoignit son père qui s’était remarié.

2) Ses premiers pas sur les planches

La légende de James Dean commence à se dessiner dès sa première récitation d’un poème dramatique lors d’une réunion du Syndicat des Chrétiennes pour la Tempérance. L’effroi que produit son personnage de Frankenstein dans la comédie “Autant en emporte le Vaurien”, produite par son lycée, ne fait que l’accentuer.

Mais c’est son interprétation du Grand-Père Vanderholf de la pièce “Tu ne peux pas l’emporter avec toi” produite par Fairmount High School qui annonce sa gloire à venir. Ses plus grands triomphes se produisent après une période de recherche de contrat à Los Angeles et à New York. Il obtient le premier au théâtre, à Broadway, dans le rôle de Bachir de “L’Immoraliste”.

3) Trois films et puis s’en va

Ces rôles inoubliables confirment le génie dramatique de James Dean. Sa vie, en revanche, connaît une série d’échecs, comme son histoire d’amour avec une autre étoile, Pier Angeli, dont il ne guérira jamais totalement. James Dean était-il capable de trouver le bonheur? De l’accepter? Ou était-il destiné à souffrir comme les personnages de fiction qu’il incarnait?

“A l’Est D’Eden” d’Elia Kazan et “La Fureur de vivre” de Nicholas Ray:

Ces deux films bien qu’étant de deux réalisateurs différents sont indissociables et pas seulement du fait de la présence du génial comédien.

Premièrement,  les héros peuvent être assimilés à des « rebelles sans cause » qui deviennent des exclus parce que leur traumatisme est trop profond pour être compris de manière rationnelle. Une génération entière d’adolescents s’est retrouvée dans le mal-être et le besoin d’amour des héros incarnés par James Dean. La filiation entre les deux premiers films de l’acteur est d’ailleurs tellement évidente que le personnage de “La Fureur de vivre” s’appelle Jim Stark, en référence à Cal Trask, le héros d’”À l’est d’Eden”.

“Géant” de Georges Stevens:

“Géant” est sorti l’année après la mort de James Dean, en 1956, et a vu Dean jouer un rôle secondaire aux côtés d’Elizabeth Taylor et de Rock Hudson. Il n’avait pas le rôle principal mais la plupart des critiques de l’époque dirent que Dean était incontestablement la star du film. Le film, qui se déroule sur une période de 50 ans, raconte l’histoire des Texans pendant cette période. Ce fut le dernier film de James Dean, pour lequel il fut également nommé en tant que meilleur acteur.

4) La malédiction de la Porsche Spyder du “Little Bastard”

En 1955, James Dean, fan inconditionnel d’automobile et excellent pilote, décide d’acheter une Porsche Spyder. Malheureusement, Dean meurt à 17h45 le 30 septembre 1955 après que sa Porsche eut percuté la Ford Sedan conduite par Donald Turnupseed, au carrefour des routes de Californie 466 et 41. Sa mort provoque une émotion considérable. Craignant des réactions violentes de ses fans, la Warner Brothers est contraite d’annoncer la sortie posthume et anticipée de son dernier film “Géant” dont le tournage s’est terminé deux semaines auparavant. Ironie du sort, une clause de son contrat lui interdisait les courses automobiles ou les conduites dangereuses durant toute la durée du tournage. Il avait tourné peu de temps avant un clip pour la prévention routière, incitant les gens à rouler prudemment.

Peut-on considérer qu’un comédien a fait ses preuves en seulement trois films ? Reste que James Dean est devenu l’incarnation idéale de son époque. Pas de quoi en faire un grand acteur, mais une légende, certainement.

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