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André Lotterer: le pilote Audi au coeur belge

6 June 2012

André Lotterer: le pilote Audi au coeur belge

Le speculoos, les frites, pas de gouvernement, se faire piquer ses artistes…le point commun? Ce sont toutes des spécialités belges. Benoît Poelvoorde,Eden Hazard, Jacques Brel, Cécile de France (j’avoue que notre chère Cécile ne plaide pas en notre faveur) ont tous traversé la frontière pour faire décoller leur carrière. Les 10 millions de belges ne font pas le poids face aux 65 millions de français. Mais un problème se pose: Le français a tendance à s’approprier nos ressortissants artistiques et à en oublier leur ADN belge. Le Belge est coriace et entend bien se venger.

Pour cela, il se tourne du côté de l’Allemagne et plus précisément de Duisbourg, ville natale d’André Lotterer. Ayant vécu pendant ses 18 premières années à Nivelles, E-TV vous dresse le portrait du pilote vainqueur des 24h du Mans en 2012 sur Audi.

Sur le passeport, il y est bien inscrit la mention “Né en Allemagne” mais nul doute que dans le coeur, André est un peu belge. En effet, il a passé ses 18 premières années à Nivelles alors que son ingénieur de père était le directeur technique de RAS Sport, une écurie de course implantée à Châtelet par la volonté d’un héritier en manque de reconnaissance sociale. C’est là que Lotterer junior a respiré les premiers effluves des voitures de course et gravé dans son disque dur des images haute performance.

Du karting à la Formule 1

Après trois années de karting, André Lotterer a effectué ses débuts en monoplace dans le championnat de Formule BMW junior, qu’il remporte dès sa première participation en 1998. En 1999, il est sacré en Formule BMW ADAC avec 15 victoires en 18 courses et participe parallèlement au championnat d’Eurocup Formule Renault, dont il gagne une manche. Sa progression météorique se poursuit en 2000 dans le championnat d’Allemagne de Formule 3 (4e avec trois victoires).

L’expérience F1

Fin 2000, il est recruté par l’écurie Jaguar dont il devient l’un des pilotes de développement et avec laquelle il effectue ses premiers tours de roue en Formule 1. En 2001, il participe au championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 au sein d’un “junior team” monté par Jaguar mais ne termine qu’en 7e position avec une victoire. Il conserve malgré tout la confiance de Jaguar qui fait de lui un de ses pilotes essayeurs, poste qu’il occupera jusqu’en 2003. Malheureusement, son rêve de décrocher un volant de pilote titulaire restera sans suite.

Direction le Japon

Fin 2002, il dispute une manche du championnat CART pour le Dale Coyne Racing avant de s’exiler en 2003 au Japon pour y disputer simultanément les championnats de Formula Nippon (monoplace) et Super GT(endurance) au sein de l’écurie de Satoru Nakajima. Lotterer s’affirme rapidement comme l’un des meilleurs pilotes de l’archipel et termine 5e de la Formula Nippon en 2003, vice-champion en 2004 avec deux victoires puis 4e en 2005 avec deux nouvelles victoires. En 2006, il quitte le Nakajima Racing pour rejoindre l’écurie TOM’s avec laquelle il remporte le titre en Super GT en 2006 et 2009 et continue de glaner les succès en Formula Nippon.

La consécration aux 24h du Mans

Après une deuxième place en 2010, André Lotterer remporte les 24h du Mans en 2011 après une course riche en rebondissements. Au côté de Marcel Fässler et Benoît Tréluyer, il grave son nom au palmarès de la plus grande course d’endurance du monde.

Cette année encore, André sera au volant d’une Audi R-18 pour tenter de faire le doublé et de représenter le mieux la Belgique. E-TV sera présente sur place pour recueillir les impressions d’André, même si à notre grand dam, une victoire signifierait l’hymne allemand et non pas notre Brabançonne!

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